01 mai 2008
Les Saigneurs des Nabots Chapitre VI
Chapitre Sixième
Rédigé par Gizmo
L'attaque au Mont des Pets
Sur la route menant à Riglandelle, Grand-Père commença à s'inquiéter... Les Grosbits montraient des signes de fatigue, et il devenait évident qu'ils ne pourraient pas atteindre leur but avant la nuit. Il devenait donc urgent de trouver un abri pour se reposer, dans un endroit où ils pourraient voir venir les intrus de loin. Heureusement, le Mont des Pets (aussi appelé par les érudits "Mont des Vents" ou "Mont Venteux") ne se trouvait pas loin.
Au crépuscule, ils atteignirent le sommet de la colline, où se dressaient les ruines d'une ancienne tour de guet. Avant d'aller prendre son tour de garde, Grand-Père leur confia à chacun une tapette à mouche. Nabondo, épuisé par le voyage (il avait continué à courrir derrière les papillons, malgré les remontrances de Fanaporn) alla s'asseoir et s'endormit aussitôt.
En plein dans son rêve, une bonne odeur de nourriture lui flattait les narines... Et Nabondo se crut revenu dans son trou dans le Gruyère, avant de se réveiller en sursaut.
- "Mais qu'est-ce que vous faîtes ???" demanda Nabondo
- "De la choucroute au jarret, Nabondo. On vous en a gardé" répondit Satyre
- "Mais vous êtes malades ??? Eteignez tout de suite ce feu !!!"
Nabondo sauta sur ses pieds, ouvrit sa braguette et commença à uriner sur le feu.
- "Oh non !!! T'aurais pu éviter les assiettes, quand même..." s'écria Pipponitch
Un monstrueux pet lui coupa la parole... Et les quatres grosbits, saisissant leurs tapettes à mouche, regardèrent peureusement autour d'eux, essayant de voir d'où venait la menace...
Tout à coup, surgissant de l'obscurité, un Naze-Cul s'approcha des Grosbits, les mains en avant (et toujours une demi noix de coco dans chacune)
N'écoutant que son courage (mais en pensant, tout de même, que ça ferait bien de pouvoir le raconter aux prochaines grosbites qu'il tenterait de séduire), Satyre se précipita en avant, la tapette brandie... Et fut pris d'une nausée provoquée par l'odeur, qui le fit battre en retraite... Pipponitch et Merrounet, effrayés et dégoûtés par la pestilence, s'écartèrent vivement du chemin du Naze-Cul (enfin, des Naze-Culs, puisque les copains du premier étaient arrivés entre-temps), et Nabondo se retrouva alors seul devant les spectres du caleçon. Il lâcha sa tapette à mouche et recula, terrifié...
Fouillant frénétiquement dans sa poche, il en sortit le caleçon Kinik, provoquant des pets d'intérêt de la part des Naze-Culs, et il se l'enfila sur la tête, espérant ne plus voir les gros tas de draps sales qui s'approchaient de lui. Mais le résultat fut pire...
La puanteur empira et les spectres lui apparurent alors comme d'énormes paires de fesses. Tombant à la renverse, il vit alors grandir un oeil rougi qui envahissait son champ de vision, derrière les spectres. Un oeil inexpressif comme celui d'un poisson (bah oui, évidemment : c'est l'oeil du Saumon
C'est à ce moment là que Grand-Père surgit, et commença à attaquer les Naze-Culs avec un désodorisant aérosol et une tapette à mouche grand modèle. Alors que les spectres fuyaient les uns après les autres devant la bonne odeur de pin sylvestre que vaporisait le Papy, Nabondo arracha le caleçon de sa tête, et resta à moitié assomé par l'odeur horrible qui l'environnait.
- "Désolé, les gnomes... J'ai fumé un peu de lambas, et je me suis endormi..." avoua piteusement Grand-Père
Grand-Père se pencha ensuite vers le Grosbit et le renifla avant de froncer les narines.
- "C'est grave : il a été atteint par une de leurs boules puantes" dit-il
- "Aidez-le, Grand-père. Il faut le débarasser de cette odeur" le supplia Satyre Gizmogie
- "C'est au delà de ce que je peux faire. Il lui faut du savon et de la lessive néflique, c'est le seul moyen. Allez, mes petits amis, filons à Riglandelle. Il faut se presser"
Ils commencèrent à courrir, mais bientôt Nabondo, pris de violentes nausées, tomba à la renverse. Grand-Père demanda alors à Satyre :
- "Vous connaissez la saponaire ???"
- "Oui, c'est une mauvaise herbe"
- "Essayez de m'en trouver, ça pourra peut-être atténuer cette odeur".
Satyre et Grand-Père s'éloignèrent des autres, et commencèrent à chercher la plante, le nez vers le sol. Alors qu'il se penchait pour examiner une plante de plus près, il vit une forme blanche lui sauter au cou.
- "Arwisis ???"
- "Mon chéri adoré, mon namoureux, je t'aime !!!" dit-elle en l'embrassant fougueusement...
To be continued...
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